Le Dieu des Sorcières de Margaret Murray (17,5/20)

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Margaret Alice Murray fut, archéologue renommée, fut aussi une autorité reconnue dans l’étude de la sorcellerie. Dans ses ouvrages historico-ethnologiques, dont Le Dieu des sorcières est le plus célèbre, elle affirme que la sorcellerie était une religion de la fertilité datant du néolithique, pratiquée par les populations pré-indo-européennes et par leurs descendants. Elle était centrée sur une divinité cornue représentant le pouvoir générateur de la nature, et son culte se pratiquait dans des covens dirigés par un grand maître auquel les chrétiens donnèrent le nom de Diable. Ses célébrations portaient le nom de sabbats et d’esbats et avaient lieu aux solstices, équinoxes et pleines lunes. Elles comportaient des danses, des actes de magie, des sacrifices d’animaux et des rapports sexuels pour encourager la fertilité de la terre. Les écrits de Margaret Murray trouvèrent une audience en dehors des cercles habituels des anthropologues et des amateurs cultivés et ils servirent de base à la création d’une nouvelle religion néo-païenne : la wicca, dont les membres pratiquent des rites directement inspirés de ceux décrits dans ce livre.

Prêté par un collègue avec lequel je partage les mêmes passions, cet essai est une grande découverte. On y découvre l’origine de la sorcellerie, ses tenants et aboutissants ainsi que la démystification de certains rites païens.

Dans les deux premiers chapitres Le Dieu Cornu et Les adorateurs, Margaret Murray met en avant l’origine du mythe de la sorcière et les différentes croyances païennes. Beaucoup d’exemples à travers le monde (mais surtout la Grande-Bretagne) ainsi que des extraits de procès de sorcières. On notera l’utilisation par l’église de certaines figures païennes remâchées puis érigées en figures chrétiennes…

Le chapitre 3 Le clergé est très complexe et on pourrait dire que c’est à cause de lui que ma note globale a baissé. On s’approche plus ici de la théologie et le chapitre est difficile à suivre.

Les chapitres suivants s’intéressent aux cérémonies pratiquées à l’époque païenne. Comment l’église a interprété les rites de ces personnes pratiquant encore l’ancienne religion. Loin de disserter sur des sujets connus ou tout du moins populaires, Murray expose non pas des avis, mais des thèses et explications basées sur des faits réelles et des recherches assidues. Ainsi, même les passionnés seront à même d’élargir leurs connaissances grâce à de nouvelles données.

Le dernier chapitre, La victime divine, n’est également pas très passionnant. Murray expose la mort de Jeanne d’Arc et Gilles de Ray comme sacrifice divin à leur dieu païen. La théorie, bien que probable, n’est pas aisée à cerner. Cependant, j’aurais appris une chose: Jeanne d’Arc n’est certainement pas un pur produit de la chrétienté…

Le livre contient une bibliographie finale assez impressionnante et de nombreuses notes viennent étayer les explications de l’auteure. De quoi se plonger dans le mythe de la sorcellerie, mais aussi les croyances de l’Angleterre, l’Irlande ou l’Écosse.

CONCLUSION

Le Dieu des Sorcières est un essai à lire et à garder pour tout passionné de sorcellerie (d’un point de vue historique) et d’anciennes cultures. Un must!

[AVANT-PREMIERE] Epic (3/5)

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L’histoire d’une guerre insoupçonnable qui fait rage autour de nous. Lorsqu’une adolescente se retrouve plongée par magie dans cet univers caché, elle doit s’allier à un groupe improbable de personnages singuliers et pleins d’humour afin de sauver leur monde… et le nôtre.

Après Rio, le studio Blue Sky revient avec une aventure écologique mieux réussie qu’Arthur et les Minimoys.

Avant toute chose, n’allez SURTOUT PAS voir ce film en VF; le doublage est mauvais: les acteurs sont mous et sans charisme, les vannes tombent à plat certainement mal retranscrites, les intonations sont poussées… Bref, quoi de mieux pour vous sortir d’une histoire… On exclura Jean Piat qui double le méchant Mandrake: monsieur Scar en personne et du coup le ton y est!

Passé cela, Epic est un dessin animé sympathique, mais clairement destiné aux plus jeunes. Les personnages ne sont pas exceptionnels et l’intrigue plutôt banale. Mary-Kate et son père restent les plus attachants même si leur relation n’est pas assez exploitée. Cependant, la jeune fille est agréable, rigolote et pleine d’énergie. Le père un peu fou et débordé possède au final un grand cœur et une âme d’enfant.

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Celui que l’on pourrait qualifier de "Prince" dans ce dessin animé est complètement insipide. Nod est un jeune homme intrépide, ne respectant pas les règles. Son évolution reste très limitée et son coup de foudre pour Mary-Kate est trop artificiel.

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Mandrake est au final le personnage le plus charismatique et le mieux géré de l’histoire. C’est un bon méchant dont l’objectif n’est pas uniquement de détruire la forêt, mais aussi de venger la mort de son fils. Ainsi, le méchant est au final plus complexe que les héros.

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[EXPO] L’ange du bizare: le romantisme noir de Goya à Max Ernst

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PRÉSENTATION

Dans les années 1930, l’écrivain et historien d’art italien Mario Praz (1896-1982) a mis en valeur pour la première fois le versant noir du romantisme, désignant ainsi un vaste pan de la création artistique qui, à partir des années 1760-1770, exploite la part d’ombre, d’excès et d’irrationnel qui se dissimule derrière l’apparent triomphe des lumières de la Raison.

Cet univers se construit à la fin du XVIIIe siècle en Angleterre dans les romans gothiques, littérature qui séduit le public par son goût du mystère et du macabre. Les arts plastiques emboîtent rapidement le pas : les univers terribles ou grotesques de nombreux peintres, graveurs et sculpteurs de toute l’Europe rivalisent avec ceux des écrivains : Goya et Géricault nous confrontent aux atrocités absurdes des guerres et naufrages de leur temps, Füssli et Delacroix donnent corps aux spectres, sorcières et démons de Milton, Shakespeare et Goethe, tandis que C.D. Friedrich et Carl Blechen projettent le public dans des paysages énigmatiques et funèbres, à l’image de sa destinée.

A partir des années 1880, constatant la vanité et l’ambiguïté de la notion de progrès, maints artistes reprennent l’héritage du romantisme noir en se tournant vers l’occulte, en ranimant les mythes et en exploitant les découvertes sur le rêve, pour confronter l’homme à ses terreurs et à ses contradictions : la sauvagerie et la perversité cachée en tout être humain, le risque de dégénérescence collective, l’étrangeté angoissante du quotidien révélée par les contes fantastiques de Poe ou de Barbey d’Aurévilly. En pleine seconde révolution industrielle ressurgissent ainsi les hordes de sorcières, squelettes ricanants, démons informes, Satans lubriques, magiciennes fatales… qui traduisent un désenchantement provocant et festif envers le présent.

Lorsqu’au lendemain de la Première guerre mondiale, les surréalistes font de l’inconscient, du rêve et de l’ivresse les fondements de la création artistique, ils parachèvent le triomphe de l’imaginaire sur le principe de réalité, et ainsi, l’esprit même du romantisme noir. Au même moment, le cinéma s’empare de Frankenstein, de Faust et des autres chefs-d’œuvre du romantisme noir qui s’installe définitivement dans l’imaginaire collectif.

Prenant la suite d’une première étape de l’exposition au Städel Museum de Francfort, le musée d’Orsay propose de découvrir les multiples déclinaisons du romantisme noir, de Goya et Füssli jusqu’à Max Ernst et aux films expressionnistes des années 1920, à travers une sélection de 200 oeuvres comprenant peinture, arts graphiques, sculpture et œuvres cinématographiques.

AVIS

Superbe exposition qui nous entraîne à travers le romantisme noir dans la peinture. On y découvre des œuvres à la fois classiques et fantastique, étranges et inquiétantes, douces et merveilleuses… Le parcours est assez long et on a le temps de découvrir l’évolution du genre jusqu’au surréalisme, partie la moins intéressante de l’expo. Certains ouvrages sont grandioses, certains connus d’autres moins. On découvre un mélange de sorcellerie, de barbarie, de mort, mais aussi du merveilleux, de l’angélique et du surnaturel. Parfois, les mélanges entre le sacré et le profane donne des choses étonnantes comme dans le Dante et Virgile aux enfers d’Adolphe William Bouguereau ou un Virgile étonné, mais voyeur est témoin de cannibalisme. Le tableau impressionne par la maîtrise du corps humain: chaque muscle est parfaitement dessiné et maîtrisé.

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Grande découverte de mon côté avec Johann Heinrich Füssli avec ses tableaux toujours en mouvement, Caspar David Friedrich et Carl Friedrich Lessing pour leurs somptueux paysages gothiques et inquiétants ancrés dans les légendes; on y retrouve la Bretagne, mais aussi l’Écosse ou encore les bords de mer embrumés.

La Folie de Kate ( Fussli )

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Certains tableaux sont complètement ancrés dans les contes, mettant en avant des créatures surnaturelles issues de diverses légendes ou encore de la mythologie grecque (le plus souvent) comme cette Méduse de Lucien Levy-Dhurmer.

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Enfin, on découvre sans conteste les origines de la fantasy actuelle avec des œuvres très modernes qu’on croirait travailler sur photoshop. Un tableau de Thomas Cole m’a particulièrement marqué: j’ai pensé au passage du Balrog sur le Khazad Dûm. Et vous?

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CONCLUSION

Excepté le travail de Francisco de Goya qui ne m’a pas du tout touché et la dernière salle sur le surréalisme, j’ai été vraiment surprise par cette exposition. Je m’attendais à quelque chose de plus élitiste et peut-être ennuyeux, mais je me suis retrouvée face à des œuvres grandioses qui, plus que de nous faire réfléchir sur l’évolution de l’art, nous invite à rêver; à visiter des mondes inquiétants et merveilleux. Les panneaux explicatifs disséminés un peu partout sur le parcours distillent avec simplicité l’histoire du romantisme noir tout en ayant la brillante réflexion de le lier, aussi bien à la littérature qu’à la photographie ou encore au cinéma.

Une exposition à voir!!

INFOS PRATIQUES

5 mars – 9 juin 2013

Musée d’Orsay

  • Ouverture de 9h30 à 18h
    le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche
    de 9h30 à 21h45 le jeudi
    vente des billets jusqu’à 17h, 21h le jeudi
    évacuation à partir de 17h30, 21h15 le jeudi
    groupes admis sur réservation uniquement du mardi au samedi de 9h30 à 16h, jusqu’à 20h le jeudi
  • Fermeture tous les lundis et les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

Pour se rendre au musée d’Orsay

Métro : ligne 12, station Solférino
RER : ligne C, station Musée d’Orsay
Bus : 24, 63, 68, 69, 73, 83, 84, 94

Billet exposition L’ange du bizarre

Ce billet permet la visite des expositions à tarif majoré, soumises à créneau horaire, et donne accès aux collections permanentes et aux autres expositions.

Plein tarif 12 €
Tarif réduit

  • Pour les 18-25 ans non ressortissants et non résidents de longue durée d’un pays de l’Union européenne
  • Pour tous à partir de 16h30 (sauf le jeudi et le samedi)
  • Pour tous, le jeudi en nocturne, à partir de 18h
9,50 €
Sans réservation

Gratuit

Les Maîtres parleurs

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Le vieux Monde, ce mystérieux géant, est épuisé par mille maux. Il est alité… Pour se soigner, il expulse de la Cité tous ceux qu’il estime responsables de ses souffrances : le Magistrat et l’Alchimiste d’abord, puis l’Argentier, qui a ruiné le Monde. Il chasse encore l’Automate, sans cesse déréglé, l’Archiprêtre, et enfin, la Harpie Madone et son Fou. Tous doivent survivre dans la forêt où ils sont chassés. Ils tentent bon gré mal gré de conserver de leur superbe, persuadés que ce vieux fou de Monde ne pourra vivre longtemps sans eux et finira, un jour ou l’autre, par les rappeler.

Avec un résumé aussi burlesque et décalé, j’avais espéré passer un agréable moment de lecture. Dommage, car Les Maîtres parleurs est un petit roman illustré peu intelligent.

L’auteur se perd dans une intrigue farfelue, mais pas drôle; avec des personnages caricaturaux, mais pas attachants. Une intrigue assez étrange dont on saisit pas très bien ni l’intérêt ni le message. Un conte qui ne tient pas la route, écrit avec un style un peu trop ampoulé et un manque de détails de l’univers créé ne nous permettant pas de nous immerger correctement dans l’histoire. Les personnages ne sont pas du tout exploités: il y en aurait eu moins et déjà l’histoire aurait été plus captivante.

On notera seulement de jolies illustrations avec un style assez original et des traits différents de ce que l’on voit actuellement dans la production jeunesse.

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CONCLUSION

En aussi peu de pages, il était impossible de poser un univers fantastico-burlesque avec autant de personnages et un background aussi riche.

Le Monde Fantastique d’Oz (18/20)

Le monde fantastique dOz

Lorsque Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse, est emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu’à l’extravagant Pays d’Oz, il y voit la chance de sa vie. Tout semble tellement possible dans cet endroit stupéfiant composé de paysages luxuriants, de peuples étonnants et de créatures singulières ! Même la fortune et la gloire ! Celles-ci semblent d’autant plus simples à acquérir qu’il peut facilement se faire passer pour le grand magicien dont tout le monde espère la venue. Seules trois sorcières, Theodora, Evanora et Glinda semblent réellement douter de ses compétences…
Grâce à ses talents d’illusionniste, à son ingéniosité et à une touche de sorcellerie, Oscar va très vite se retrouver impliqué malgré lui dans les problèmes qu’affrontent Oz et ses habitants. Qui sait désormais si un destin hors du commun ne l’attend pas au bout de la route?

Après Alice de Tim Burton, qui n’a pas fait l’unanimité, le nouveau film live de Disney est une réussite incontestable; d’ailleurs le box-office ne s’y est pas trompé!

Le renouveau d’un classique

Si l’on connaissait bien Le magicien d’Oz, on n’avait jamais vu à l’écran l’arrivée du magicien au pays d’Oz. Disney reprend l’univers de Baum tout en y ajoutant une pâte, certes très hollywoodienne, mais qui fonctionne avec cet univers féerique, coloré et décalé. Le film reprend une partie de la noirceur existant déjà dans le Alice. On trouve une partie d’Oz dévasté par la méchante sorcière comme le village de porcelaine. Séquence dans un cimetière, poursuite dans la brume par des singes volants agressifs… L’ambiance est parfois sombre pour venir contraster avec les décors très lumineux et colorés de la Cité d’Émeraude par exemple.

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Le scénario est basé sur une structure classique de conte de fées avec une quête du héros, une bonne fée (ici bonne sorcière) et une méchante sorcière qui n’est à la base pas si méchante que ça… Ce choix judicieux dans l’évolution de l’antagoniste marque une nette différence avec les autres films Disney, ainsi que le peu de "matraquage" d’une morale bien-pensante. L’histoire étant plutôt linéaire, l’intérêt réside finalement dans les personnages.

Oscar Diggs est un magicien show-man un peu trop sûr de lui, plus intéressé par l’argent que par la qualité de ses représentations. Après avoir échappé de peu à une violente empoignade par l’un des employés de la foire dans laquelle il se produit, Oscar se retrouve bien malgré lui pris au piège dans une tornade. Il découvre le pays d’Oz dans lequel il s’échoue. On le prend alors pour le magicien sauveteur du pays d’Oz face à la terrible sorcière. Oscar a bien du mal à faire comprendre qu’il ne possède aucun pouvoir, mais seule Glinda, la gentille sorcière, pense qu’il possède en lui les ressources nécessaires pour libérer son peuple. Plus que la magie ou les pouvoirs, le film se concentre sur les illusions, seuls tours que connaissent Oscar. C’est l’arrivée du cinéma dans le monde réel, média qu’au pays d’Oz on ne connaît pas et qui fera passé Oscar pour un véritable enchanteur; un peu comme Méliès. James Franco apporte l’humour nécessaire pour éviter que le film ne tombe trop dans le pathos ou la noirceur. Ainsi, il permet de se déconnecter de temps en temps de l’intrigue dramatique.

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Glinda est un peu comme la Reine Blanche dans le Alice de Burton. Ultra gentille, délicate, féminine et niaise, elle trouve la bonté dans tout et tous, mais elle sait quand même se battre! Je trouve que ce côté too much fonctionne très bien grâce notamment à une belle interprétation de la part de Michelle Williams gracieuse et douce. Anne Hathaway avait choisi le même type de jeu pour Alice, incomprise de tous et considérée comme un mauvais rôle. Dommage, car ces choix judicieux permettent justement une certaine parodie du conte classique tout en respectant les codes.

Glinda représente la figure de la bonne marraine dont tout conte traditionnel a besoin. Elle est l’image "girly" du film!

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La suite sur Khimaira!

Paul (4/5)

Paul

Depuis 60 ans, Paul, un extraterrestre, vit sur terre et collabore avec le gouvernement américain. Il se cache à l’abri des regards dans une base militaire ultra secrète… Paul est à l’origine de tout ce qu’on a pu imaginer sur les extraterrestres, du merchandising aux scénarios de Rencontres du troisième type, E.T. ou encore X Files. Hélas pour lui, maintenant que le gouvernement américain lui a soutiré toutes les informations intéressantes sur la vie extraterrestre, il décide de se débarrasser de lui. Paul réussit alors à s’échapper et tombe nez à nez avec deux adultes attardés fans de science-fiction qui sillonnent les États-Unis en camping car. Paul les convainc de l’emmener avec eux et de l’aider à quitter la terre. La tâche s’avère d’autant plus difficile pour nos deux "héros du dimanche" qui sont poursuivis par un flic implacable assisté de deux pieds nickelés du FBI…

Pas particulièrement tentée par le visionnage de ce film, j’ai pourtant été très surprise. Cela confirme le fait que parfois, il faut faire un effort pour découvrir de bonnes choses!

Paul s’apparente plus à un road-movie comique entre potes qu’à un film SF, malgré la présence de l’extra-terrestre. C’est justement sa présence qui va permettre de faire ressortir les problèmes et les envies de chacun. On retrouve beaucoup de références geek avec de jolis clin d’œil à E.T ou encore Aliens. L’ouverture du film avec l’arrivée au Comic Con est à la fois drôle et tendre, car qui n’a pas rêvé d’y aller un jour?

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Je m’attendais à un film vulgos avec des vieilles vannes de sonde anale et finalement l’intrigue est très touchante avec une réelle amitié qui se créée entre les deux compères et Paul. Simon Pegg et Nick Frost sont comiques, mais plus encore, attachants. Graeme va découvrir l’amour auprès de Ruth, une jeune femme jusqu’alors prisonnière de la religion. Grâce à Paul, Clive va quant à lui découvrir ses capacités et comprendre qu’il peut être quelqu’un malgré ses complexes. Paul est visuellement bien maîtrisé et doublé par Seth Rogen il devient un personnage à la fois cocasse et émouvant.

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Le road-movie n’est habituellement pas ma tasse de thé, mais Paul est un film plutôt dynamique avec de bonnes vannes placées aux bons moments et de jolis thèmes abordés. Le cœur du film met en avant l’amitié; amitié jamais connue par Paul enfermée dans une pièce afin de renseigner le monde sur les aliens. Lorsqu’il considère que son périple met en danger ses nouveaux amis, il décide de se séparer d’eux. Mais Graeme et Clive ne voient pas ainsi l’amitié et refusent de l’abandonner à son sort. Une petite leçon de morale pas trop appuyée qui nous rappelle la nécessité de prendre soin de nos amis.

CONCLUSION

Paul est un film à voir entre potes pour passer un bon moment. Malgré quelques ventres mous, le scénario tient la route et met en avant de sympathiques personnages. Je conseille même ce film aux enfants à partir de 10 ans, car il n’y a rien de choquant ou vulgaire. Certaines choses ne seront pas comprises, mais ils seront vraiment bien divertis.

La Dame en Noir (1,5/5)

La Dame en Noir

Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars…

On m’avait dit "ce film est vraiment top!", mais La Dame en Noir est bien loin d’être "top".

Malgré une ambiance élégante et une belle photographie, ce film d’épouvante mêle sans gêne Les Autres et L’échine du Diable avec pour seule idée de faire apparaître et disparaître une figure fantomatique. Bienvenue dan une version esthétique de Sinister!

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A l’inverse des deux films précédemment cités, on ne s’attache pas au personnage de la Dame en noir qui reste jusqu’au bout une entité maléfique. Dommage de considérer qu’un film d’épouvante, comme le film d’horreur, doive à tout prix faire peur. Si les croyances de l’époque sont bien présentes, notamment l’arrivée des séances de spiritisme, le film propose une morale tout à fait christique notamment la fin qui est catastrophique.

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Les habitants du village dans lequel arrive Arthur le regardent déjà de travers en fermant leur porte et protégeant leurs enfants. Ainsi, tout le mystère entourant la vieille demeure et la mort subite d’enfants est cassé dès le début à cause de réactions de personnages clichés. Les enfants. Parlons-en justement! Encore une fois, le réalisateur joue sur le côté "creepy" de ces chères têtes blondes finalement jamais innocentes. On repense alors à L’orphelinat ou encore Sinister (bien que sorti après…). Au final, une intrigue sans originalité. Incohérences aussi dans la maison où Arthur découvre la chambre de l’enfant mort avec des jouets tout droit sortis d’une maison d’horreur qui, bien que correspondant aux jouets de l’époque, feraient peur à n’importe quel enfant qui ne jouerait jamais avec de telles monstruosités! Le clown flippant fait bien sûr parti de la panoplie et a le droit à plusieurs plans au cas où nous n’aurions pas compris…

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Contrairement à ce que j’ai pu lire, Daniel Radcliff est tout à fait convaincant dans son rôle de veuf et père. Il joue le rôle, mais l’intrigue ne sert malheureusement pas son personnage torturé et plutôt touchant.

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La musique fonctionne, mais vient souligner de façon grossière les scènes tendues ce qui au final dessert complètement ces passages.

Tout ceci est dommage, car l’ambiance gothique et victorienne du film est bien présente et nous embarque dans d’agréables décors et paysages.

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CONCLUSION

La Dame en Noir est un film trop long pour ce qu’il propose et finalement bien ennuyeux. Malgré une belle ambiance le film n’a aucun intérêt et n’arrive pas à la hauteur d’un Les Autres. Laissons aux Espagnols le soin de nous proposer de bons films d’épouvante.

En plus, la critique sur Khimaira.