Fantasia 2000 (18/20)

Presque 60 ans après le premier Fantasia, Disney propose une suite brillante (toujours avec des hymnes classiques) cependant un peu courte.

  • Symphonie n° 5 de Ludwig van Beethoven

Court abstrait sur des papillons de couleur en papier qui tentent d’échapper à des papillons en papier noirs. Pas forcément très abordable pour les enfants, mais visuellement intriguant.

  • Les Pins de Rome d’Ottorino Respighi

Une famille baleine nage dans les eaux des Grands Nords puis prennent leur envol. Le baleineau, poursuivi par des mouettes, se retrouve coincé dans une étrange caverne de glace avant de rejoindre un ballet de baleines. Court très particulier, assez ennuyeux dont la 3D n’est pas du tout aboutie. Joli passage dans la grotte aux stalactites, mais un ensemble trop étrange.

  • Rhapsody in Blue de George Gershwin

Graphisme inspiré du caricaturiste new-yorkais Al Hirschfeld, montrant les destins croisés d’un ouvrier noir passionné de jazz, d’un chômeur affamé et au bout du rouleau, d’un brave homme tyrannisé par son épouse et d’une pauvre petite fille riche à l’emploi du temps trop chargé. C’est drôle et frais! La chute est intelligente et les graphismes complètement différents. La musique jazz pas forcément abordable pour les plus jeunes est ici très enjouée et permet de profiter de l’humour de l’histoire.

  • Concerto pour piano n° 2 (Allegro) de Dmitri Chostakovitch

Le Petit Soldat de Plomb version Disney avec un diabolique pantin amoureux de la belle danseuse. On retrouve ici un vrai petit conte Disney qui nous rappelle nos lectures d’enfant au coin du feu. De belles couleurs et un bon travail sur les ambiances lumineuses.

  • Le Carnaval des animaux (Finale) de Camille Saint-Saëns

Un flamant rose s’amuse avec des yoyos créant des problèmes à ses congénères. Fait grandement penser à La Danse des Heures dans le précédent volet sans parole, mais avec un humour travaillé jusqu’au bout aussi bien dans l’histoire que dans la mise en scène. Très drôle!!

  • Pomp and Circumstance (Marches nos 1 à 4) de sir Edward Elgar

Donald et Daisy sont chargés d’aider Noé à rassembler les animaux avant le Déluge. En très peu de temps, les auteurs arrivent à glisser humour, émotion et amour. On notera un hommage au Roi Lion et à ses paysages de savane sauvage. L’animation est superbe. Peu fan de Donald, j’ai trouvé qu’il était ici bien utilisé. Ses gags habituellement un peu bébêtes ne sont pas développés ici et sa relation avec Daisy est mieux mise en avant.

  • L’Oiseau de feu (version 1919) d’Igor Stravinski

Hymne à la nature et à sa capacité de renaître. Le plus beau court du film!! Un monde à la fois merveilleux et réaliste nous est montré avec cette sorte de fée de la nature. Réveillée par un cerf majestueux (certainement une référence à Cernunnos, le dieu cornu Celte de la nature), cette demoiselle redonne à la forêt ses couleurs du printemps jusqu’à ce que le volcan, adjacent à la forêt, se réveille en furie. Comme pour les autres, en quelques minutes, émotion et poésie nous emportent dans une ambiance féerique. L’animation est ravissante et je me dis une chose: pourquoi ne pas créer un vrai long à partir de cette idée?…

Le DVD propose un seul bonus: une plongée dans le projet Musicana qui devait être la suite originelle de Fantasia. Les images et idées présentées laissent penser qu’au vu de leur qualité, le projet peut être repris dans quelques années. D’ailleurs, l’un des intervenants explique: "A Disney, un projet n’est jamais véritablement jeté"…

CONCLUSION

Fantasia 2000 m’a fait ressentir les mêmes émotions que le premier avec une pointe de frustration devant la courte durée du film. J’aimerais beaucoup voir un autre Fantasia dans quelques temps, car ce concept fonctionne très bien grâce à une équipe Disney à la recherche de courts originaux liés à une musique classique intemporelle.

Le Monde étrange des fées, elfes, lutins, korrigans, gnomes et autres personnages Ron Futthark (17/20)

Les fées, les lutins, les elfes, les sylphes, les gnomes, les farfadets, les korrigans, les trolls, les ondines, les wouivres… Le monde est peuplé d’êtres étranges et pourtant matériels, de créatures enchantées et pourtant bien vivantes. N’importe qui d’entre nous a ses chances de rencontrer, au hasard d’un chemin, l’une de ces créatures extraordinaires. Cependant, les êtres féeriques tendent peu à peu à se dissiper à nos regards, au fur et à mesure que la technologie fait des progrès et que l’humanité s’ancre davantage dans le matérialisme, perdant ainsi tous ses liens avec les éléments les plus subtils de la Nature. Dans cet ouvrage complet, l’auteur dresse la liste magique des différentes espèces de Faërie qui hantent nos contrées – tâche rendue difficile par le fait que ces êtres changent de nom d’une région ou d’un pays à l’autre -, en fonction de leur présence dans les éléments (air, feu, eau et terre) et de leur fréquence dans les témoignages recueillis

Cet ouvrage dresse avec précision le portrait des créatures du Petit Peuple. S’adressant aussi bien aux néophytes qu’aux fins connaisseurs, Futthark réussit à proposer des choses originales avec notamment le plein d’anecdotes. Les créatures du Petit Peuple, bien que déjà beaucoup observées par d’autres auteurs, ont ici une nouvelle vie grâce à la plume poétique de l’auteur qui n’oublie pas de jouer avec les mots et d’utiliser un vocabulaire métaphorique pour présenter ses protégés.

Le point négatif que l’on pourra soulever est les opinions de l’auteur vis-à-vis de l’être humain. C’est un peu dommage de systématiquement dénoncer le manque de respect dont on fait preuve face à la nature / le fait que les hommes ne croient plus en rien / la médiocrité de la pensée humaine / la laideur des villes… Tout ceci poussé à l’extrême est cliché et détonne un peu trop avec la légèreté générale de l’ouvrage.

Les chapitres Les Fées dans les contes, Néo-créatures féeriques et jeux de rôles & Contes au coin du feu sont les plus réussis avec une bonne analyse du renouveau de la féerie dans la culture actuelle. Le jeu vidéo et le jeu de rôle ne sont pour une fois pas laissés pour compte. D’ailleurs, l’auteur inclus complètement ces nouveaux médias "féeriques" dans son exposé sans les rejeter. A l’inverse, le dernier chapitre mettant en comparaison lutins et extraterrestres est beaucoup moins objectif et intelligent. Pareil pour la soi-disant rencontre entre l’auteur et les membres du Petit Peuple qui ne fonctionne pas et reste moins bien présentée qu’avec Pierre Dubois ou Edouard Brasey. Futthark en fait trop et se précipite dans des descriptions peu utiles perdant ainsi la magie de la rencontre.

CONCLUSION

C’est frais, léger et enjoué! On sent un auteur passionné par son travail, par les contes et par l’Histoire de la Féerie. Le livre donne envie de découvrir d’autres ouvrages du même type et d’aller un peu plus loin dans ces connaissances mystérieuses. De plus, l’essai de Futthark est tout à fait abordable pour les enfants qui découvriront notamment des descriptions de créatures approfondies et des contes de grands-mères pas trouvables partout.

Lucifer et l’enfant Ethel Mannin (20/20)

Un jour de sabbat, Jenny rencontre dans la forêt un étranger, un homme cornu dont la beauté sombre la fascine aussitôt. Dès lors, quatre fois l’an, aux dates des grands sabbats, elle ira à sa rencontre. Comme jadis les sorcières allaient à la rencontre du Malin. Comme si l’amour était toujours une initiation à la mort…

Un roman envoûtant dégageant mystère et cruauté dans lequel une petit fille sauvage choisit sa propre voix pour devenir une adulte.

Le fantastique reste léger, en suspens avec le personnage de Lucifer. Ici pas de baguettes magiques ni même de sabbats. Jenny découvre peu à peu ses pouvoirs de sorcières, les incantations diaboliques qu’elle peut maîtriser. Elle découvre les rituels de magie noire chez une vieille femme, Miss Beadle habitant les quartiers mal famés de Londres. Tout le monde voit la petite fille comme une sauvage; personne ne comprend ni son mutisme ni ses passions diaboliques. Au fur et à mesure de l’histoire, Jenny devient de plus en plus cruelle et commence à détester tout le monde. Seul l’étranger, qu’elle considère dès le début comme le Malin, rend grâce à ses yeux.

Il est à la fois difficile de comprendre Jenny et à la fois cette petite reste touchante de par sa volonté de se démarquer des autres; cette envie de faire partie des mauvais; cette aversion pour les gens de bien. Ethel Mannin réussit à rendre cette petite fille inquiétante et perverse, plutôt attendrissante.

Lucifer n’a rien à voir avec ce que l’on peut lire dans d’autres romans. On le confondrait presque avec un marin un peu mystérieux et séduisant. Au final, il est beaucoup moins malsain que la petite Jenny. Il se lie d’amitié avec la timide maîtresse Miss Drew à qui il veut faire comprendre la notion de surnaturel. Il est à la limite de l’apprécier ce qui a tôt fait de rendre jalouse Jenny. Il essaye de faire comprendre à la petite qu’il faut être patient: un jour, ils seront réunis et personne ne pourra les séparer, mais en attendant, elle doit vivre sa vie de petite fille. D’ailleurs, Jenny n’est jamais attirée sexuellement par le diable (contrairement à ce qu’on pourra croire; nous connaissons l’association sorcières = diable = sabbat = orgie). C’est plutôt un amour passionné, platonique; une admiration sans borne et obsessionnelle.

Le choix historique colle parfaitement à l’ambiance générale du film et nous livre une véritable immersion dans le Londres du début 20ème.

La fin est assez tragique et complètement inattendue. Le roman s’achève brutalement; aussi rapidement que l’évolution de Jenny. Il est vrai cependant qu’on imagine mal une fin différente.

CONCLUSION

Lucifer et l’enfant est un superbe roman, émouvant et mystérieux mettant en avant les troubles de l’enfance. Avant tout, il s’agit bien d’un drame psychologique. Une plongée dans les idées noirs d’une petite fille incomprise par toute une société pieuse et stricte.

Portrait chinois littérature

– Si j’étais un écrivain ? Andersen
– Si j’étais un roman ? La nostalgie de l’Ange
– Si j’étais un héros de littérature ? Harry Potter
– Si j’étais un signe de ponctuation ? !
– Si j’étais une langue ? le gaélique
– Si j’étais un poète ? Rousseau
– Si j’étais une BD ? Où est Charlie?
– Si j’étais un personnage de bande dessinée ? Batman
– Si j’étais un manga ?  What’s Michael
– Si j’étais un conte de fée ? La belle et la bête
– Si j’étais une pièce de théâtre ? Les fourberies de scapin
– Si j’étais un prix littéraire ? aucun
– Si j’étais un auteur classique ? Zola
– Si j’étais une légende ? Légende Arthurienne
– Si j’étais un dieu grec ?Artémis

Trouvé sur le blog de Xian Moriarty. Partagez!

Hugo Cabret (2,75/5)

Image hébergée par servimg.com

Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé en forme de cœur pour le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n’est que le début de l’aventure…

Malheureusement, le film a bénéficié de bien trop de publicités et de l’encensement des critiques avant même sa sortie certainement parce qu’il s’agit d’un Scorsese. Cependant, le film est au final bien moyen et j’ai été très déçue.

Comme souvent, le livre est certainement plus profond que son adaptation cinématographique. Seules les 40 dernières minutes sont captivantes. En effet, si Hugo Cabret est un sympathique conte visuellement impeccable, il lui manque une certaine âme et une profondeur. Il y a un décalage entre la naïveté des personnages et le choix des acteurs. Ainsi, si Hugo et Isabelle sont des adolescents, on ressent un ton beaucoup trop enfantin. L’intrigue se focalise trop sur la « petite » aventure (loin d’être palpitante comme je l’ai lu un peu partout…) et pas assez sur le personnage de Méliès et ses inventions.

Le jeune orphelin Hugo est le personnage le plus intéressant après Méliès. L’acteur (vu notamment dans Merlin) est plutôt bon et n’en fait jamais trop. D’ailleurs il parle peu et laisse passer les émotions à travers regards et gestes.

Image hébergée par servimg.com

Chloe Moretz, que l’on m’avait décrite comme exceptionnelle (Kick-Ass), est celle qui surjoue le plus. Fausse, il est difficile de s’attacher à son personnage niais qui se veut pourtant éduqué. Elle ouvre toujours de grands yeux comme une huître et possède deux expressions pendant tout le film.
Image hébergée par servimg.com

J’ai été agréablement surprise par Sacha Baron Cohen que je n’apprécie pas du tout et qui livre pourtant une belle performance. Ce chef de gare à l’accent français est à la fois drôle et touchant. Il essaye de séduire la fleuriste de la gare, mais son comportement peu gentleman et son obsession pour les voyous-orphelins l’empêchent de se tourner vers un heureux avenir.

Image hébergée par servimg.com

Ben Kingsley est un acteur que j’affectionne particulièrement, mais son rôle n’est pas assez développé. Les failles, troubles et obsessions du personnage ne sont abordés que très légèrement et ses apparitions  ne sont guère porteuses d’émerveillement, de renversements de situations ou de conflits.

Image hébergée par servimg.com

La suite sur Mythologica.net

Zarafa (3,6/5)

Image hébergée par servimg.com

Sous un baobab, un vieil homme raconte aux enfants qui l’entourent, une histoire : celle de l’amitié indéfectible entre Maki, un enfant de 10 ans, et Zarafa, une girafe orpheline, cadeau du Pacha d’Egypte au Roi de France Charles X.
Hassan, prince du désert, est chargé par le Pacha de conduire Zarafa jusqu’en France mais Maki, bien décidé à tout faire pour contrarier cette mission et ramener la girafe sur sa terre natale, va les suivre au péril de sa vie.
Au cours de ce long périple qui les mènera du Soudan à Paris, en passant par Alexandrie, Marseille et les Alpes enneigées, ils vont vivre mille péripéties et croiser la route de l’aéronaute Malaterre, des étranges vaches Mounh et Sounh et de la pirate Bouboulina…

Un conte historique

Zarafa raconte l’histoire de la première girafe introduite en France dans le Jardin des Plantes, cadeau du Pacha d’Egypte au roi Charles X. Un travail énorme de documentations est fourni aussi bien au niveau des décors que de la « girafomania » qui régnait à l’époque.

Le scénario est dans l’ensemble un peu branlant, car les deux réalisateurs ont voulu intégrer trop de choses à l’histoire. Le problème majeur reste tout de même les motivations de Maki. L’enfant va rencontrer par un pur hasard Zarafa la girafe et promettre à la mère de cette dernière de la ramener dans son Afrique natale. Aucun lien n’est installé entre l’enfant et l’animal qui bien sûr très rapidement se prend d’affection pour le jeune Maki. La situation initiale aurait pu être plus développée en retirant notamment les pirates et Bouboulina.

Image hébergée par servimg.com

Certes Bouboulina, servie par l’étrange voix suave de l’actrice Ronit Elkabetz, est rigolote, mais elle ne sert pas l’intrigue et reste un prétexte pour séparer pendant un court moment Hassan et Maki.

Maki justement, notre petit héros courageux et volontaire, est parfaitement travaillé. Il est dynamique et touchant; un personnage fort qui plaira aux enfants. Le jeune Max Renaudin double à merveille le personnage et réussit à faire passer toutes les émotions souhaitées.

Image hébergée par servimg.com

Le personnage le plus charismatique du film est Hassan, le bédouin solitaire au service du Pacha. C’est un homme sage, cultivé et respectueux, révolté par l’arrivée des esclavagistes en Afrique. Il reconnaît vite la valeur de Maki même si l’enfant se met en travers de son chemin et rend bien plus périlleuse sa mission. Hassan est celui qui va évoluer le plus tout au long de l’intrigue et parfois on se demande qui est vraiment le héros de l’histoire…

Image hébergée par servimg.com

Moreno, l’esclavagiste prêt à tout pour récupérer Maki qui lui a échappé, est un méchant caricatural et peu complexe, contrairement à ce que prétend Rémi Bezançon: « il n’a rien à voir avec les vilains habituels des films d’animation ». Au contraire! Pour moi, c’est un antagoniste cliché qu’on a déjà vu des dizaines de fois et le fait qu’il soit martyrisé par sa femme n’étoffe en rien ce personnage!

Image hébergée par servimg.com

Zarafa la girafe, se prend d’amitié pour Maki. Entre eux deux, une vraie relation naît plus que celle d’un maître et son chien (ou son chat). Maki la considère comme un animal sauvage et donc non domptable. Quant à Zarafa, elle ressent le respect de Maki.

Image hébergée par servimg.com

Ainsi, à travers cette relation, les auteurs développent l’enfermement des animaux dans les zoos, mais aussi l’écologie et le respect de la nature. Le film « enseigne » de façon juste le respect que les enfants doivent avoir pour les animaux exotiques. Nous ne pouvons pas traiter une girafe, un hippopotame ou un chameau comme un animal de compagnie ou de cirque!

Le voyage en ballon (au lieu du bateau) donne une dimension très poétique au film; presque fantastique et nous permet ainsi de découvrir les villes visitées aussi bien sur terre que vues du ciel. Un choix assez intelligent apportant une touche d’originalité à la vraie histoire de Zarafa!

la suite sur http://www.khimairaworld.com/

L’Encyclopédie du Merveilleux tome 2 Edouard Brasey (10/20)

Image hébergée par servimg.com

Dragons, licornes, phénix, griffons, hydres, gargouilles, serpents de mer, Léviathan, monstre du Loch Ness ou Bête du Gévaudan: l’imaginaire foisonne de bêtes terrifiantes ou bénéfiques, parfois compagnes des héros et dotées de pouvoirs merveilleux, mais le plus souvent cruelles et puissantes, voire invincibles. Parfois encore s’agit-il de bêtes bien réelles -corneilles, taureaux, crapauds- auxquelles on a prêté des pouvoirs surnaturels ou qui sont devenues les symboles de nos peurs, comme dans le cas du requin ou du loup.

Ce second tome de l’Encyclopédie du Merveilleux rassemble toutes les sources de l’imaginaire et de l’Histoire pour brosser le portrait de chacune de ces espèces, évoquer les ressemblances ou les différences d’une créature à travers toutes ses incarnations (le terme « dragon », par exemple, recouvre des espèces très dissemblables d’un pays à l’autre), le tout illustré par des gravures du Moyen âge souvent étonnantes, des tableaux de maîtres et les illustrations originales de Sandrine Gestin.

Ce livre dormait dans ma bibliothèque et en cette nouvelle année, j’ai décidé de bien avancer dans mes lectures, car les livres s’entassent petit à petit… J’ai donc pris le second tome (complètement au hasard), mais comme les livres ne se suivent pas, cela n’a pas d’importance.

Suite à une belle introduction mettant en avant le caractère parfois divin des animaux et une explication claire du fameux « langage des oiseaux », j’ai ensuite été très déçue par la lecture de cet ouvrage qui m’a appris bien peu de choses. La plupart des explications sont déjà connues et les créatures méconnues sont peu développées. La mise en forme des textes m’a semblé peu ludique et pas tellement poétique; l’ensemble est didactique et redondant. On notera une belle présentation du loup, du cerf, de la licorne et du dragon. La partie 4 (« animaux sacrés ») est la mieux réussie.

Image hébergée par servimg.com

Cependant, il y a quand même quelques points positifs. Les illustrations de Sandrine Gestin viennent pimenter la lecture ainsi que les nombreux tableaux et autres gravures prouvant que ces créatures fantastiques étaient déjà largement représentées à l’époque (Grèce Antique et Moyen Âge surtout).

Image hébergée par servimg.com

Édouard Brasey a véritablement cherché des sources et reprend des commentaires d’auteurs de l’époque. Beaucoup de textes référents sont proposés et pas mal de citations ce qui permet d’appuyer son exposé, mais aussi d’aller plus loin dans d’autres lectures (la bibliographie est très étoffée). L’intérêt repose également dans le choix judicieux de prendre en compte les légendes d’autres pays, notamment l’Orient qui regorge de créatures en tout genre. Enfin, la mise en page générale avec son côté grimoire et pages jaunies fonctionne vraiment bien.

CONCLUSION

Le second tome de L’Encyclopédie du Merveilleux est décevant certainement parce que j’ai déjà quelques notions sur les créatures fantastiques présentées. Cependant, pour une personne découvrant complètement cet univers merveilleux, l’ouvrage fonctionne et présente les grandes lignes. Il donnera envie d’en découvrir un peu plus.