Le jour des Corneilles

vendrediAujourd’hui c’est vendredi: anim en folie!

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Au cœur de la grande forêt, peuplée de bêtes sauvages et d’esprits à tête animale, vit un jeune sauvageon de dix ans, le Fils Courge. Il est élevé par son père, un sévère colosse à la barbe géante, grand chasseur et mangeur de chair fraîche, qui lui a toujours dit que le monde s’arrêtait à la lisière de la forêt. Un jour pourtant, pour sauver son père blessé, le garçon tente le tout pour le tout et s’aventure hors de la forêt. C’est ainsi qu’il découvre un village voisin, où il fait la rencontre de Manon, la fille du docteur qui a accepté de soigner son père. Avec Manon, le fils Courge apprendra tout de ce nouveau monde dit civilisé, où les fantômes n’existent pas mais les ogres oui. Car ici l’on raconte que le père Courge est un ogre… Et les ogres, c’est bien connu, ne sont pas des pères comme les autres…

Sorti en 2012, ce long-métrage d’animation français avait reçu de bonnes critiques et un peu plus d’1 millions de spectateurs s’étaient rendus dans les salles pour le voir. Et pour cause! Le jour des Corneilles est un très beau film d’animation, plein de poésie et de merveilleux.

La première chose qui frappe c’est bien sûr le parallèle flagrant avec les films Ghibli notamment sur la présence des esprits de la forêt et le thème de la mort traité de façon poétique. Ensuite, dès la séquence d’ouverture, l’animation 2D époustouflante promet un film de qualité.

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Cette histoire d’enfant sauvage qui découvre la vie en-dehors de sa forêt rappelle fortement celle de Tarzan ou Mimi-Siku. L’équipe fait la part belle à la forêt qui est au final plus présente que le petit village de campagne. La scénariste (Amandine Taffin) traite avec intelligence de la différence, la peur de l’autre, mais surtout la mort sur fond de Seconde Guerre Mondiale. Le Père Courge est un ennemi du village lui-aussi que personne ne veut voir revenir. Mais après une mauvaise chute, son fils l’amène chez le docteur où il va faire la connaissance de la petite Manon avec qui il va découvrir la vie « moderne ».

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Il y a aussi tout un travail sur la place de la nature et des animaux (la séquence avec les oiseaux par exemple ou le travail très soigné sur les saisons). Ce thème vient appuyer un propos fort et parlant pour les enfants: vivre dans la modernité, en décalage avec la nature n’est pas forcément la meilleure chose. Le Fils Courge d’ailleurs croit dur comme fer aux fantômes et aux esprits de la forêt. Dès le départ, on le voit discuter avec des créatures mi-homme mi-animales, sorte de guides pour le petit garçon depuis son plus jeune âge.

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Amandine Taffin base son intrigue sur le canevas du conte avec la rencontre avec la Princesse, la mère idéalisée, la méchante sorcière qui veut mettre la main sur le père Ogre, au final victime d’un sortilège lié à la perte de son épouse. Tout rentre dans les codes du conte de façon implacable et magique, car l’on sent que l’auteur connaît son sujet. Jean-Christophe Dessaint accompagne ce cheminement dans la réalisation par une rêverie féerique et moderne.

Les personnages sont extrêmement bien travaillés, mais aussi très bien doublés. Lorànt Deutsch en Fils Courge est à la fois drôle et touchant. Chabrol est parfait en docteur et on voit difficilement qui d’autre aurait pu jouer le Père Courge à part Jean Reno. C’est certainement le personnage secondaire du film le plus captivant et celui qui connaît une grosse évolution. Il est un digne représentant de l’Ogre dans toute sa complexité!

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Le film est dans l’ensemble plutôt drôle, mais il y a quelques passages émouvants, notamment la fin. La séquence où le Père Courge chute est également pleine de tension et nous rappelle toute la force de la nature. Le film est très intelligent; n’hésite pas à s’installer dans la contemplation tout en proposant un vrai divertissement familial. On pourra seulement reprocher les 15 premières minutes un peu longues et étranges qui n’aident pas vraiment à rentrer dans l’univers.

CONCLUSION

Il est rare de voir un film mélanger autant de thèmes et d’ambiances avec un résultat aussi efficace! Ce conte joyeux et pur est un véritable régal pour les yeux et un petit joyau scénaristique. A voir en famille dès 6 ans! 

Molly Moon et la machine à lire dans les pensées (tome 4)

jeudiAujourd’hui c’est jeudi: littérature pour les petits lutins! 

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La fascinante héroïne aux yeux hypnotiques découvre qu’elle peut lire dans les pensées. Autre bonne nouvelle, Molly a un frère jumeau, Micky… Mais celui-ci est retenu dans le futur, aux ordres de la petite princesse Fang. Tyrannique et capricieuse, elle règne sur le monde, grâce à sa machine à contrôler les esprits. Aidée de son fidèle ami Rocky et de Pétula, sa chienne fabuleuse, Molly relève le défi: elle arrachera Micky des griffes de la princesse Fang. Après tout, n’est-elle pas la plus grande hypnotiseuse de tous les temps?

Molly Moon revient! Dans ce quatrième tome, la petite fille (maintenant pré-ado) se découvre un nouveau pouvoir: celui de lire dans les pensées des autres. Cette saga est une vraie réussite jeunesse! La lecture est fluide et agréable. Les histoires sont à chaque fois très bien ficelées et les personnages évoluent à chaque tome. L’humour est percutant et les dialogues savoureux. La traduction est toujours aussi bien rédigée.

Dans ce tome, nous partons au 26ème siècle du côté du Mont-Blanc transformé en un véritable royaume dirigé d’une main de fer par la princesse Fang. Le Chinois est devenu la langue officielle du monde et la princesse veut contrôler toutes les populations grâce à… l’hypnose! Ses sujets y sont d’ailleurs tous soumis et ainsi à sa merci pour effectuer n’importe quelle tâche ingrate. Molly découvre que son frère jumeau a été enlevé à la maternité par le bras droit de la princesse qui connaissait les dons de la famille Logan. La petite fille va se frotter à bien plus puissante qu’elle…

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J’ai été très surprise par cette histoire beaucoup plus sombre que les autres. On sent une vraie évolution dans la dramaturgie de l’auteur et dans le ton utilisé, notamment parce que ses lecteurs grandissent avec Molly. L’évolution ressemble beaucoup à celle de Harry Potter avec des séquences plus tendues et des passages plus effrayants. La notion de mort est plus présente et l’auteur amène même des sujets comme le pouvoir, le contrôle sur les masses ou la liberté d’expression.

Dans l’ensemble, le roman se place au même niveau que les trois précédents, même si la fin est un peu rapide et facile. Cependant, le traitement final des « méchants » est toujours bien géré sans manichéisme. La petite Molly Moon a toujours une idée farfelue derrière la tête pour se venger. L’auteur n’en fait également pas trop avec sa petite héroïne qui certes a plein d’idée et est une sorte de petit super-héros, mais elle a également peur et ne peut pas toujours s’en sortir toute seule. L’attachement au personnage est donc très fort et pour la cible des romans, l’identification est parfaite.

Le prochain tome: Molly Moon and the Morphing Mystery n’a jamais été traduit en français. Ainsi donc la prochaine lecture sera en anglais et ce sera la dernière pour cette saga à faire découvrir à tous les 8/10 ans!

À suivre…

Neil Gaiman et les contes

Voici une interview dans le Telegraph réalisée par Gaby Wood en janvier dernier où Gaiman parle des contes de fées, de leur signification et de leurs pouvoirs sur notre inconscient.

Sleeper-and-Spind_3113140b-large_trans++pJliwavx4coWFCaEkEsb3kvxIt-lGGWCWqwLa_RXJU8illustration de Chris Riddell tiré de l’ouvrage « The Sleeper and the Spindle » écrit par Gaiman

« You don’t need princes to save you, » says Neil Gaiman, speaking about his new fairy tale, The Sleeper and the Spindle. « I don’t have a lot of patience for stories in which women are rescued by men. » And so, in his slim, gilded, wicked book, a beautiful young queen calls off her own wedding and sets out to save a neighbouring kingdom from its plague of sleep.

The brilliance of Gaiman’s story – which is spellbindingly illustrated by Chris Riddell – lies in the elements he has chosen for his mash–up.

Essentially, aspects of Sleeping Beauty are distorted by aspects of Snow White, but while classical fairy tale characters are stock figures (the princess, the hunter, the stepmother, the beast), Gaiman’s protagonists are the products of their pasts.

Snow White’s story so far has given her knight–like valour: thanks to her stepmother, she knows evil in another woman’s eyes when she sees it; having spent a year in a glass coffin, she is willing to brave the land of sleep; because of the poisoned apple, she can recognise the smell of magic; and when it comes to travelling companions, it matters that she has an affinity with dwarves.

Angela Carter is the one who said: ‘You see these fairy stories, sitting at the back of the nursery shelves? Each of them is a bomb. Watch: if you turn it right it will blow up.

But even this Snow White doesn’t know who’s who when it comes to the climactic scene in the castle – The Sleeper and the Spindle is a story of three women, none of whom is quite what you imagine.

« I feel like some kind of alchemist, » Gaiman suggests. « I have to go to the cupboard and take one ounce of Snow White and two ounces of Sleeping Beauty, and heat the Sleeping Beauty and froth the Snow White and mix them together: it’s kind of like fusion cuisine. It tastes like both of them but it’s actually a new dish. »

Are fairy tales back in fashion? Certainly, the recent success of Disney’s films Frozen and Maleficent seems to point to something. But most of the fairy tales we know have come to us via 17th century France or 19th century Germany, and have since been subject to so many retellings and rebellions that trends are difficult to map.

After the war, radical German writers objected, for obvious historical reasons, to the conservative groundwork they felt had been laid by the Grimms. The psychoanalyst Bruno Bettelheim – who had survived two concentration camps – wrote his influential study The Uses of Enchantment in 1976; Angela Carter was translating Charles Perrault from French then too, and she compiled two volumes of fairy tales from all over the world for Virago.

By the time Carter turned the form inside out with her own stories in The Bloody Chamber (1979), the historian Jack Zipes was at work on his many unearthings of fairy tale history. Marina Warner – whose new short book about fairy tales, Once Upon a Time, is just out – wrote her seminal work From the Beast to the Blonde in 1994.

In other words, it has never really stopped: fairy tales shape our worldview and stalk our literature – not just in Calvino and Carter but in Byatt and Rushdie too. Philip Pullman’s retellings of Grimm, published two years ago and since brought to life in the theatre, are masterpieces of haunting clarity.

Still, even the most mainstream example among these reflects a modern appetite for agency over apathy. When, in Frozen, the ailing Anna is told that only « an act of true love » can save her, we assume she needs to be the object of someone else’s affection.

We also take it to mean romantic love. But the prince turns out to be a toad, and she is healed at the last minute by saving her sister’s life: in other words, the « act of true love » is one she bestows rather than receives. That such a sophisticated moral might, via Disney, have indefinite reach is something the Grimm brothers would have envied.

Gaiman, whose Coraline has become a generation’s favourite, knows all about stories that live on a dark threshold. Philip Pullman said of fairy tales that they were « too easy for children and too difficult for adults », and Gaiman has been thinking about fairy tales for well over thirty years.

« The Bloody Chamber is such an important book to me, » he says. « Angela Carter, for me, is still the one who said: ‘You see these fairy stories, these things that are sitting at the back of the nursery shelves? Actually, each one of them is a loaded gun. Each of them is a bomb. Watch: if you turn it right it will blow up.’ And we all went: ‘Oh my gosh, she’s right – you can blow things up with these!' »

When I ask Gaiman who his favourite fairy tale character is, he says he fell in love with Red Riding Hood when reading Carter. She was also Charles Dickens’s favourite, but in order to interpret Gaiman’s taste, you need to know that Carter’s take on the tale was « The Company of Wolves », an ornately told story in which the heroine makes a relatively late appearance in a savage, sexual world, not a small child skipping along a path but a daring pubescent girl who strips naked, laughs in the face of danger and sleeps with the wolf – rendering him post–coitally « tender » – in her dead grandmother’s bed.

In fact, as Gaiman explains (becoming, in his own description, « fairy tale nerdy ») the bombs inherent in such stories have been defused more often than they have been detonated. For instance, the reason why Disney’s Sleeping Beauty doesn’t work, he says, is because « it’s not a story. It’s the opening to a story. The first versions we have of it make more sense but are less kind to human nature.

« The prince makes it in [to the castle] after a hundred years, tries to wake her up, fails, has sex with her, and leaves. And then, nine months later – still asleep – she gives birth to twins. And they climb up her. One clamps onto her breast and starts sucking. »

« The other clamps onto her finger, and sucks out the poisoned thing in her finger that has put her to sleep. She and the prince and their children go back to the prince’s house, and his mother is an evil, cannibalistic ogress who tries to eat the children. The story is really about the nightmare of your mother–in–law being a monster. »

Back then my sympathies were always with Baby Bear, but now that I’m old my sympathies are with Father Bear. I go: Yup, shoulda locked the door. Did I lock the door? I meant to lock the door.

Gaiman’s least favourite fairy tale character is Goldilocks – or at least she used to be, until he found out who she really was. In Robert Southey’s 1837 story, the intruder is an old woman – a vagrant – who is looking for shelter and stumbles upon a house that belongs not to a family of bears, but to cohabiting « bachelor » bears of three different sizes.

The old woman’s nickname, « Silverhair », became « Goldilocks », and she was transformed over time into a protagonist more similar to the story’s intended readers. Nevertheless, « as a kid I found it impossible to empathise with her, » Gaiman says. « Frankly, back then my sympathies were always with Baby Bear: ‘Some horrible lady just came and ate my food and broke my chair’. These days, now that I’m old, my sympathies are with Father Bear. I go: Yup, shoulda locked the door. Did I lock the door? I meant to lock the door. »

In his account of these revisions, Gaiman points out something that has long been known to historians of the topic – but not, I think, to most readers. In the first edition of Children’s and Household Tales, published by Jacob and Wilhelm Grimm in 1812, most of the characters we now know as wicked stepmothers were mothers.

« There were a lot of monstrous mothers, » Gaiman says, « who pretty much uniformly became step–mothers ». Snow White’s stepmother was her biological mother in the original; Hansel and Gretel’s stepmother, who sends them out to starve in the woods, was their mother in the first instance. Of all the historical revisions of fairy tales, perhaps none was as dramatic as the self–censorship of the Grimms themselves.

Their book began as a philological project at the birth of a unified Germany. The Grimms – who also, as part of the same mission, compiled a dictionary – began to collect folk stories. These were not, as has been supposed, the tales of the masses, but stories gathered from among the bourgeoisie. The project was a matter of cultural and national record – it was not intended for children. But it was soon clear that children had become its main readers, and Wilhelm Grimm, the younger of the two brothers and – in Jack Zipes’s phrase – « a moral sanitation man », cleaned them up.

In what was now the motherland, it wouldn’t do for children to see biological mothers as jealous of their own pubescent daughters. And although he wasn’t very worried about violence, Grimm was concerned about sex: by 1819 – and certainly in the last edition of 1857 – those same stories had become prudish and pious. « So now, » Gaiman says, « a pregnant Rapunzel doesn’t say to the witch: ‘this is really weird, my belly is swelling and I don’t know why’ – which is how the witch knows that a prince has been visiting her. Now, she says ‘you are so much lighter than the prince when you climb up my hair’. And you go: Oh! I thought you were smart but no, you’re a moron. »

That’s quite an agenda the Grimms had, I suggest to Gaiman, and ask him if he has one, fully expecting him to say no.

« Yeah, I do, » he replies. « I want people to imagine. I think that your imagination is the most important tool that you possess, and I think that in addition to being a tool, it’s a muscle, and unless it’s exercised, it atrophies. » He points to the lines he used as an epigraph to Coraline – remembered from GK Chesterton but loose enough a paraphrase to be his own: « Fairy tales are more than true – not because they tell us dragons exist but because they tell us dragons can be beaten. »

What does he mean, I ask – that they are true and also… inspiring?

« True and also lies! » says Gaiman. « If someone says: ‘We have investigated – there was no Snow White’, I’m not going to go: ‘Oh no, my story is now empty and meaningless’. The point about Snow White is that you can keep fighting. The point about Snow White is that even when those who are meant to love you put you in an intolerable situation, you can run away, you can make friends, you can cope. And that message, » he says with a smile of satisfaction,  » – that even when all is at its darkest, you can think your way out of trouble – is huge. »

Box de Pandore janvier et février

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Cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé de mes BOX. Voici les deux premières de 2016 et il faut dire qu’elles sont parfaites! Avec des livres très intelligents qui promettent de belles découvertes et des goodies hyper sympas. De plus, dans chaque colis, j’ai eu un livre disons classique (drame, drame social, amitié…) et un fantastique ce qui rentre tout à fait dans ma diversité de lectures.

JANVIER

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FÉVRIER

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Dragons (saison 1): Cavaliers de Berk

dimancheAujourd’hui c’est dimanche: geek day! 

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Après avoir apprivoisé les Dragons et réconcilié Berk avec ces créatures ancestrales, Harold décide d’ouvrir une académie pour entraîner les Dragons et apprendre à mieux les connaître. Ses camarades sont ses premiers élèves et ensemble ils vont découvrir de nouvelles qualités à leur monture. Mais la paix entre les habitants de Berk et les Dragons est fragile, car certains, comme le vieux Mildiou, n’ont toujours pas confiance…

Après le premier film, Dreamworks sort en 2012 la saison 1 de Dragons. En 20 épisodes, les auteurs s’attachent à nous présenter la nouvelle vie des habitants de Berk qui doivent maintenant coexister avec les Dragons.

Si la série est à la base destinée aux plus jeunes (8/12), elle se laisse largement regardée par les adultes tout comme les films. L’écriture est très intelligente avec des intrigues dynamiques et dans l’ensemble beaucoup d’émotion. La plupart des épisodes se suivent et il est très agréable de retrouver enfin une série feuilletonnante!

Harold et ses camarades vont apprendre de nouvelles choses sur les Dragons notamment leur prédisposition à protéger leur meute (donc leur cavalier et par extension tous les villageois) et découvrir de nouvelles espèces à répertorier. 

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Harold va également entraîner les autres Dragons, car si Krokmou est le plus prédisposé à accepter un cavalier, les autres n’ont pas forcément acquis toutes les ficelles. On va découvrir plus en profondeur chacun des personnages notamment Rustik, qui faisait figure de méchant dans le film ou encore les jumeaux qui certes sont toujours aussi bêtes, mais vraiment drôles. C’est Varek surtout qui surprend, car ce petit Viking gros et lent s’avère être une encyclopédie vivante des Dragons. Il aidera souvent Harold et ses amis à se tirer de situations compliquées face à la découverte de nouveaux dragons sur l’île.

Stoïck, le père, connaît également une belle évolution même s’il n’est pas au cœur de la série. Dans l’épisode 7, le chef débonnaire apprend même à monter sur un Dragon Tornade!

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La relation Harold/Astrid est très légère, mais ce n’est pas plus mal, car les relations avec les autres ados sont du coup mieux développées et permettent de mettre en avant un large éventail de personnages. La série n’est pas autocentrée sur Harold et on arrive à s’attacher à tous. Il est juste un peu dommage de voir que Krokmou continue à se comporter comme un chat…

Assez rapidement, un antagoniste récurrent apparaît: Alvin le Traître. Il a été exilé de Berk avec ses partisans (les Outcasts) par Stoïck pour ses méfaits. Il occupe une île peuplée de dragons qu’il tente vainement de dompter. Son objectif: mettre la main sur Harold pour qu’il entraîne ses dragons afin de détruire Berk et se venger ainsi de Stoïck.

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Il n’apparaît pas à chaque épisode, mais suffisamment pour créer de gros enjeux sur toute la saison et notamment dans les deux derniers épisodes. C’est un méchant assez marrant, car il est à la fois très charismatique et complètement bête! On sent qu’il peut être très mauvais pour Berk, mais son cerveau fonctionne au ralenti. De plus, il est entouré d’une bande d’incapables qui craignent les dragons.

Visuellement, la série est beaucoup moins belle que le film avec une 3D pas toujours très fluide même si les dragons sont toujours aussi beaux avec de belles trouvailles.

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Les couleurs sont parfois criardes et l’animation des personnages pas toujours juste, mais le cœur des épisodes est si prenant qu’on oublie ces petits défauts.

Je ne peux que vous conseiller de regarder cette première saison en VO tant le doublage est de qualité et les traits d’humour beaucoup mieux senti dans la version anglaise.

CONCLUSION

Dragons: Cavaliers de Berk est une série d’animation très bien ficelée avec des intrigues captivantes qui se laissera regarder à n’importe quel âge. Le dernier épisode laisse présager une saison 2 épique ; un moment difficile où les nerfs d’Harold seront mis à rude épreuve…

Paddington (4/5)

 mercrediAujourd’hui c’est mercredi: ciné party! 

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Paddington raconte l’histoire d’un jeune ours péruvien fraîchement débarqué à Londres, à la recherche d’un foyer et d’une vie meilleure. Il réalise vite que la ville de ses rêves n’est pas aussi accueillante qu’il croyait. Par chance, il rencontre la famille Brown et en devient peu à peu un membre à part entière.

Quelle belle surprise! Paddington est un film familial empreint de bonne humeur et de très belles trouvailles visuelles. On retrouve un peu une ambiance à la Pénélope (le film de Mark Palansky avec Christina Ricci) avec des références au merveilleux et à l’enfance tout en mettant en avant des thèmes actuels: famille moderne, protection de la faune et la flore…

Le film possède un écho particulier actuellement, car il parle aussi de l’accueil des étrangers ; la façon dont ils sont perçus, le regard des autres et les préjugés liés à leur culture. Car Paddington vient d’un autre monde où l’on boit le thé à la théière et où on se nettoie les oreilles avec des brosses à dents ! Là, il s’agit de gags bon enfant, mais le parallèle est clairement présent avec le personnage du père notamment qui ne veut pas voir sa petite vie bien rangée perturbée par un étranger…

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L’histoire est narrée comme un conte avec des trouvailles visuelles amusantes comme la maison de poupée représentant la maison familiale.

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Parce que les auteurs prennent le temps d’installer le personnage en début de film, on s’attache très vite à Paddington, brillamment doublé par Ben Wishaw. Les gags sont drôles, vraiment drôles et on rit à gorge déployée! L’intrigue est surprenante et le sujet de la taxidermie, n’étant pas facile à traiter pour un film familial, créée la tension nécessaire pour donner du rythme au film.

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Le bémol vient de Nicole Kidman qui devrait vraiment mettre un terme à sa carrière! Aucune expression du visage, un jeu affreux: l’actrice joue une méchante insipide qui n’est pas assez charismatique. Elle n’est pas réellement dangereuse pour Paddington et ça, on le sait très vite! La menace est donc vite éclipsée.

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L’humour est très bien dosé avec notamment dans la version originale de jolis jeux de mots en anglais. Peter Capaldi est incroyable en Mr Curry, un peu cinglé en manque sérieux de tendresse.

La CGI sur les ours est particulièrement réussie et on voit Paddington comme un personnage à part entière en oubliant qu’il n’est pas réel. Les séquences d’ouverture dans la forêt Péruvienne sont magnifiques, à la fois très réalistes et complètement merveilleuses, comme la superbe cabane des ours ou encore la fabrique artisanale de marmelade.

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Visuellement, décors et costumes nous entraînent dans un monde très british, un brin désuet avec maisons colorées et librairies anciennes remplies de souvenirs d’un autre temps. De quoi satisfaire les aficionados de la « british touch »!

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CONCLUSION

Le film procure une réelle joie de vivre avec des moments très touchants et de belles séquences d’action. C’est un film entraînant et amusant qui est clairement fait pour toute la famille avec une trame intelligente pour les adultes. Un second film est prévu et honnêtement, pour une fois, c’est totalement justifié!

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Flocon, le petit lapin des neiges

samediAujourd’hui c’est samedi: vive les petits! 

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Flocon, le petit lapin, a bien du mal à se réveiller en ce matin d’hiver. Et en plus, il faut qu’il fasse sa toilette ! Flocon voudrait bien qu’on soit déjà au Printemps… 

Un premier album jeunesse en ce début d’année. Marcus Pfister est un auteur prolifique, créateur du renommé Arc-en-ciel.

Le petit Flocon se retrouve dans plusieurs aventures. Dans ce tome, bien approprié à notre saison, Flocon ne veut pas sortir dans le froid pour chercher sa nourriture: il a froid et préférerait jouer avec son ami Coton. Mais pour garder ses forces pendant l’hiver, il faut bien manger! L’histoire est simple, mais elle donne une belle explication sur le fonctionnement de la nature en hiver. Grâce aux superbes illustrations de Pfister, on découvre la forêt recouverte par la neige, silencieuse et pleine de poésie.

L’ensemble est certes très mignon, mais surtout très stylisé. On a envie de se pelotonner dans la fourrure de Flocon et de se balader dans une forêt presque mystique.

Un joli livre pour les petits pour passer un bon moment au coin du feu!