Dragons (saison 1): Cavaliers de Berk

dimancheAujourd’hui c’est dimanche: geek day! 

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Après avoir apprivoisé les Dragons et réconcilié Berk avec ces créatures ancestrales, Harold décide d’ouvrir une académie pour entraîner les Dragons et apprendre à mieux les connaître. Ses camarades sont ses premiers élèves et ensemble ils vont découvrir de nouvelles qualités à leur monture. Mais la paix entre les habitants de Berk et les Dragons est fragile, car certains, comme le vieux Mildiou, n’ont toujours pas confiance…

Après le premier film, Dreamworks sort en 2012 la saison 1 de Dragons. En 20 épisodes, les auteurs s’attachent à nous présenter la nouvelle vie des habitants de Berk qui doivent maintenant coexister avec les Dragons.

Si la série est à la base destinée aux plus jeunes (8/12), elle se laisse largement regardée par les adultes tout comme les films. L’écriture est très intelligente avec des intrigues dynamiques et dans l’ensemble beaucoup d’émotion. La plupart des épisodes se suivent et il est très agréable de retrouver enfin une série feuilletonnante!

Harold et ses camarades vont apprendre de nouvelles choses sur les Dragons notamment leur prédisposition à protéger leur meute (donc leur cavalier et par extension tous les villageois) et découvrir de nouvelles espèces à répertorier. 

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Harold va également entraîner les autres Dragons, car si Krokmou est le plus prédisposé à accepter un cavalier, les autres n’ont pas forcément acquis toutes les ficelles. On va découvrir plus en profondeur chacun des personnages notamment Rustik, qui faisait figure de méchant dans le film ou encore les jumeaux qui certes sont toujours aussi bêtes, mais vraiment drôles. C’est Varek surtout qui surprend, car ce petit Viking gros et lent s’avère être une encyclopédie vivante des Dragons. Il aidera souvent Harold et ses amis à se tirer de situations compliquées face à la découverte de nouveaux dragons sur l’île.

Stoïck, le père, connaît également une belle évolution même s’il n’est pas au cœur de la série. Dans l’épisode 7, le chef débonnaire apprend même à monter sur un Dragon Tornade!

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La relation Harold/Astrid est très légère, mais ce n’est pas plus mal, car les relations avec les autres ados sont du coup mieux développées et permettent de mettre en avant un large éventail de personnages. La série n’est pas autocentrée sur Harold et on arrive à s’attacher à tous. Il est juste un peu dommage de voir que Krokmou continue à se comporter comme un chat…

Assez rapidement, un antagoniste récurrent apparaît: Alvin le Traître. Il a été exilé de Berk avec ses partisans (les Outcasts) par Stoïck pour ses méfaits. Il occupe une île peuplée de dragons qu’il tente vainement de dompter. Son objectif: mettre la main sur Harold pour qu’il entraîne ses dragons afin de détruire Berk et se venger ainsi de Stoïck.

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Il n’apparaît pas à chaque épisode, mais suffisamment pour créer de gros enjeux sur toute la saison et notamment dans les deux derniers épisodes. C’est un méchant assez marrant, car il est à la fois très charismatique et complètement bête! On sent qu’il peut être très mauvais pour Berk, mais son cerveau fonctionne au ralenti. De plus, il est entouré d’une bande d’incapables qui craignent les dragons.

Visuellement, la série est beaucoup moins belle que le film avec une 3D pas toujours très fluide même si les dragons sont toujours aussi beaux avec de belles trouvailles.

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Les couleurs sont parfois criardes et l’animation des personnages pas toujours juste, mais le cœur des épisodes est si prenant qu’on oublie ces petits défauts.

Je ne peux que vous conseiller de regarder cette première saison en VO tant le doublage est de qualité et les traits d’humour beaucoup mieux senti dans la version anglaise.

CONCLUSION

Dragons: Cavaliers de Berk est une série d’animation très bien ficelée avec des intrigues captivantes qui se laissera regarder à n’importe quel âge. Le dernier épisode laisse présager une saison 2 épique ; un moment difficile où les nerfs d’Harold seront mis à rude épreuve…

Paddington (4/5)

 mercrediAujourd’hui c’est mercredi: ciné party! 

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Paddington raconte l’histoire d’un jeune ours péruvien fraîchement débarqué à Londres, à la recherche d’un foyer et d’une vie meilleure. Il réalise vite que la ville de ses rêves n’est pas aussi accueillante qu’il croyait. Par chance, il rencontre la famille Brown et en devient peu à peu un membre à part entière.

Quelle belle surprise! Paddington est un film familial empreint de bonne humeur et de très belles trouvailles visuelles. On retrouve un peu une ambiance à la Pénélope (le film de Mark Palansky avec Christina Ricci) avec des références au merveilleux et à l’enfance tout en mettant en avant des thèmes actuels: famille moderne, protection de la faune et la flore…

Le film possède un écho particulier actuellement, car il parle aussi de l’accueil des étrangers ; la façon dont ils sont perçus, le regard des autres et les préjugés liés à leur culture. Car Paddington vient d’un autre monde où l’on boit le thé à la théière et où on se nettoie les oreilles avec des brosses à dents ! Là, il s’agit de gags bon enfant, mais le parallèle est clairement présent avec le personnage du père notamment qui ne veut pas voir sa petite vie bien rangée perturbée par un étranger…

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L’histoire est narrée comme un conte avec des trouvailles visuelles amusantes comme la maison de poupée représentant la maison familiale.

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Parce que les auteurs prennent le temps d’installer le personnage en début de film, on s’attache très vite à Paddington, brillamment doublé par Ben Wishaw. Les gags sont drôles, vraiment drôles et on rit à gorge déployée! L’intrigue est surprenante et le sujet de la taxidermie, n’étant pas facile à traiter pour un film familial, créée la tension nécessaire pour donner du rythme au film.

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Le bémol vient de Nicole Kidman qui devrait vraiment mettre un terme à sa carrière! Aucune expression du visage, un jeu affreux: l’actrice joue une méchante insipide qui n’est pas assez charismatique. Elle n’est pas réellement dangereuse pour Paddington et ça, on le sait très vite! La menace est donc vite éclipsée.

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L’humour est très bien dosé avec notamment dans la version originale de jolis jeux de mots en anglais. Peter Capaldi est incroyable en Mr Curry, un peu cinglé en manque sérieux de tendresse.

La CGI sur les ours est particulièrement réussie et on voit Paddington comme un personnage à part entière en oubliant qu’il n’est pas réel. Les séquences d’ouverture dans la forêt Péruvienne sont magnifiques, à la fois très réalistes et complètement merveilleuses, comme la superbe cabane des ours ou encore la fabrique artisanale de marmelade.

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Visuellement, décors et costumes nous entraînent dans un monde très british, un brin désuet avec maisons colorées et librairies anciennes remplies de souvenirs d’un autre temps. De quoi satisfaire les aficionados de la « british touch »!

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CONCLUSION

Le film procure une réelle joie de vivre avec des moments très touchants et de belles séquences d’action. C’est un film entraînant et amusant qui est clairement fait pour toute la famille avec une trame intelligente pour les adultes. Un second film est prévu et honnêtement, pour une fois, c’est totalement justifié!

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Flocon, le petit lapin des neiges

samediAujourd’hui c’est samedi: vive les petits! 

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Flocon, le petit lapin, a bien du mal à se réveiller en ce matin d’hiver. Et en plus, il faut qu’il fasse sa toilette ! Flocon voudrait bien qu’on soit déjà au Printemps… 

Un premier album jeunesse en ce début d’année. Marcus Pfister est un auteur prolifique, créateur du renommé Arc-en-ciel.

Le petit Flocon se retrouve dans plusieurs aventures. Dans ce tome, bien approprié à notre saison, Flocon ne veut pas sortir dans le froid pour chercher sa nourriture: il a froid et préférerait jouer avec son ami Coton. Mais pour garder ses forces pendant l’hiver, il faut bien manger! L’histoire est simple, mais elle donne une belle explication sur le fonctionnement de la nature en hiver. Grâce aux superbes illustrations de Pfister, on découvre la forêt recouverte par la neige, silencieuse et pleine de poésie.

L’ensemble est certes très mignon, mais surtout très stylisé. On a envie de se pelotonner dans la fourrure de Flocon et de se balader dans une forêt presque mystique.

Un joli livre pour les petits pour passer un bon moment au coin du feu!

DOFUS: Pandala tome 1

  mardi Aujourd’hui c’est mardi: littérature pour les grands magiciens! 

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Un jeune Pandawa unique rescapé de l’attaque de son village se confronte à la dure réalité du monde. Son cœur ne trouvera d’apaisement que dans la vendetta, quand ses proches seront vengés. Son seul indice, une moitié d’un mystérieux médaillon trouvé à proximité des dépouilles de sa famille. Quand le porteur de l’autre moitié aura rendu son dernier souffle… alors cesseront les tourments de Pandhravan.

J’avais été attirée par cette trilogie aux dessins sophistiqués et très mignons. Je ne suis pas déçue! Les illustrations de Bertrand Hottin sont GRANDIOSES! La mise en scène est intelligente et le mignon côtoient des séquences plus violentes. La cible de la BD est au final assez ouverte puisque des enfants à partir de 10 ans peuvent largement apprécier l’histoire.

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L’ensemble est bourré de détails et surprise, il n’y a aucun dialogue! 90 pages muettes et pourtant on comprend tout. Plus que ça, on s’intéresse vraiment à ce petit Panda en quête pour venger sa famille massacrée. La seule chose qu’on ne comprend pas bien, c’est le combat entre le vieux sage Panda et le léopard. Quels sont ces pouvoirs? Pourquoi se transforment-ils en supers-guerriers? En espérant qu’on ait une réponse dans le tome suivant…

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L’ensemble de la BD réutilise les codes de la quête du héros. De nombreuses références du genre sont présentes, mais l’univers animalier change de l’ordinaire. Mais c’est surtout cette absence de dialogues qui reste une belle prise de risque.

A suivre… 

Molly Moon et le Maharadja tome 3 de Georgia Byng

jeudiAujourd’hui c’est jeudi: littérature pour les petits lutins! 

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Après Broadway et Hollywood, Molly Moon en Inde ! L’heure du grand défi sonne pour Molly Moon ! La fabuleuse hypnotiseuse et sa chienne Pétula sont kidnappées. Le ravisseur n’est autre que le Maharadja de Waqt. Et il vient de catapulter Molly et Pétula à Jaipur aux Indes au XIXe siècle. Un coup de maître pour le maléfique Maharadja qui rêve d’anéantir Molly à tout jamais… Mais elle n’est pas encore neutralisée. Loin de là. Au contraire, Molly Moon découvre le voyage dans le temps et elle est bien décidée à mettre un terme aux projets du Maharadja fou!

Molly Moon c’est une saga jeunesse pétillante et touchante, pleine de rebondissements et d’aventures. Ce tome 3 n’échappe pas à la règle et se lit avec délice!

Alors que Molly Moon se remet de ses précédentes aventures et prépare ses plans pour le futur avec Rocky (ouvrir un centre médical où l’on soignerait les patients par l’hypnose), sa chienne Pétula est enlevée devant ses yeux. Enlevée par un homme habillé comme un Indien qui disparaît en un clin d’œil! Molly Moon va se retrouver projetée dans les Indes du 19e siècle, poursuivie par un Maharadja fou qui veut remonter dans le temps pour l’empêcher de développer ses pouvoirs d’hypnotiseuse.

Ce troisième tome est beaucoup plus sombre que les précédents même s’il y a suffisamment d’humour pour ne pas tomber dans le glauque. Mais les préoccupations de Molly sont plus adultes (elle devient une ado) et l’ensemble de l’histoire aborde des sujets plus sérieux: la religion, la mort, l’origine du monde, la séparation ou encore la folie. Il y a des passages très touchants et la relation avec Pétula est plus développée. On regrettera juste le traitement de sa relation avec Rocky qui semble moins aboutie que dans le précédent tome. L’auteur en profite également pour mettre en avant la culture indienne et son histoire ce qui nous permet de faire de belles découvertes et d’initier les jeunes lecteurs à ce pays enchanteur.

Le personnage du Maharadja est grandiloquent et les personnages qui gravitent autour de lui font souvent pitié! Cependant, l’auteur n’épargne pas son héroïne qui vit parfois des moments intenses et violents pour une petite fille de 11 ans. Le voyage dans le temps est traité avec plus de sérieux que l’hypnotisme dans le premier tome, permettant à l’auteur de glisser son point de vue sur le rajeunissement à tout prix.

L’ambiance indienne est présente tout au long de l’intrigue avec de belles descriptions qui réussissent à nous faire sentir et imaginer à la perfection les lieux (parfums, odeurs de nourriture, grands monuments, tranquillité sur les bords du Gange, magie des lumières…)

Encore une fois, Georgia Byng propose à ses jeunes lecteurs une lecture à la fois amusante et intelligente en pointant du doigt les défauts les plus repoussants chez les hommes. Son écriture est parfaitement maîtrisée et aucun de ses nombreux personnages n’est laissé sur le côté; chacun apportant sa pierre à l’intrigue.

L’ouvrage se dévore et quand on le referme, on n’a qu’une seule envie: lire la suite!

À suivre dans le quatrième tome...

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Geek ou pas geek?

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Le nouveau chroniqueur cinéma de Mythologica tient un blog personnel très carré et développe actuellement un ouvrage sur les geeks. Il cherche des témoignages pour étoffer son propos. Je vous invite à lui répondre.

Voici son article avec le mail où le contacter: http://homme.en.noir.overblog.com/2015/05/appel-a-temoignage.html 

N’hésitez pas à faire partie de cette intéressante démarche! Merci pour lui. :-)